01/07/2012

Problème grave lié au chantier du CEVA pour les élèves du Cycle de la Gradelle

Sur demande de parents d'élèves, une séance d'information a eu lieu le 28 juin à propos de l'impact du chantier du CEVA sur le chemin des établissements scolaires.  Sur question du public, les ingénieurs en charge du projet ont indiqué que le chemin piéton entre le chemin de Grange-Canal et le Cycle d'orientation de la Gradelle, qui longe l'ancienne voie ferrée, serait condamné depuis cet été jusqu'à la réalisation de la voie verte, dans plusieurs années.  En conséquence, le parcours des élèves habitant le quartier Frank-Thomas - Tulipiers - Grange Canal sera rallongé de façon indécente: alors qu'il faut actuellement 1 minute pour se rendre à pied du rond-point Frank-Thomas - Grange-Canal jusqu'au CO de la Gradelle par le chemin piéton longeant l'ancienne voie ferrée, il faudra aux élèves désormais quelque 15 minutes de plus pour faire le détour par le chemin de Grange-Canal jusqu'à la route de Frontenex, puis le chemin de la Gradelle, enfin le chemin du Pré-du-Couvent jusqu'au Cycle.

Ainsi, sans aucune concertation, ni même consultation ou information préalable, on a laissé les concepteurs du chantier décider de fermer un chemin emprunté chaque jour par des centaines d'enfants (et d'adultes), et ce sans prévoir le moindre cheminement alternatif qui fasse sens.  C'est aberrant et bien peu démocratique !

Il est illusoire de croire que des ados vont accepter de faire un long détour quatre fois par jour pendant des années.  Ils se sentiront frustrés, voire révoltés, par le manque de considération dont ils font l'objet et forceront donc des passages, en prenant des risques d'accident dont les autorités porteront la responsabilité morale !

Des parents d'élèves, sidérés par les carences du projet et l'incapacité des autorités diverses à s'en apercevoir et à les résoudre, commencent à s'organiser et écrivent aux maires des communes touchées, aux Conseillers d'Etat concernés, ainsi qu'à la direction du projet CEVA, pour exiger une planification sérieuse quant à la mobilité douce pour les usagers du quartier, des accès réalistes et sécurisés aux établissements scolaires (y compris des sorties de camions de chantier à distance réfléchie), la garantie des accès pour les riverains et une nouvelle étude pour éviter l'abattage de la forêt de l'Ecole Pré-Picot.

En conséquence, il faut que les autorités (sans que l'Etat et les trois communes concernées se lancent la balle) et les maîtres d'oeuvre du chantier agissent d'urgence - car les chantiers vont débuter - pour mettre en place un cheminement alternatif faisant sens, dès la rentrée scolaire : soit on conserve le chemin piéton à titre temporaire (on le fait bien pour des chantiers affectant les automobilistes), soit on constitue un cheminement temporaire juste à côté à travers les propriétés privées.

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