01/09/2008

Le Projet

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Amener Genève au statut de métropole. Riche d’héritages aussi divers que prestigieux, Genève a les moyens de devenir un pôle urbain d’intelligences, de cultures et de créations. A nous tous de saisir cette opportunité !

Le futur s’écrira dans les villes. Depuis peu et pour la première fois dans l’Histoire, le nombre d’habitants des villes dépasse celui des campagnes. Cela va durer : les statistiques prévoient que 75% de la population sera citadine en 2050. Les villes sont devenues les centres incontestables de création, aussi bien artistique et scientifique, qu’économique et politique. Les talents d’aujourd’hui, corporatifs ou individuels, choisissent les villes dans lesquelles ils souhaitent vivre avant de choisir un pays. Les villes sont élues en fonction de la qualité de vie qu’elles proposent, de leur richesse culturelle, et de leur dynamisme.

Genève dispose d’un héritage hors du commun. Cité de liberté, refuge religieux, foyer des Lumières, ville internationale, capitale de l’horlogerie et de la banque, Genève a eu et a encore l’occasion de faire une différence en Suisse, mais aussi dans le monde. Bâtissant sur ses réalisations, Genève doit se libérer et assumer la place qui lui revient. Genève 2030 est un centre humain de plus d’un million d’habitants, disposant d’infrastructures énergétiques, immobilières, de communication, de circulation et de formation adaptées et prêtes à composer avec une vaste diversité culturelle et sociale. Cet essor aura lieu grâce à une utilisation optimale d’une technologie éco-responsable, avec la qualité de vie de chacun comme priorité.

Elaborer une nouvelle constitution est le point de départ idéal pour un tel développement. La Constituante va avoir la lourde tâche de définir le cadre légal et politique qui permettra le rayonnement culturel, l’attractivité économique, et le développement urbain de Genève. Une meilleure qualité de vie et des opportunités professionnelles attireront des compétences, tant artistiques que scientifiques et entrepreneuriales. Ces compétences participeront au développement de Genève, cet essor démographique et économique permettra d’alléger la charge fiscale offrant ainsi un meilleur pouvoir d’achat pour chacun de ses habitants. Faire évoluer nos institutions dans le bon sens est à la fois une merveilleuse opportunité pour le canton, et un devoir pour chacun de ses citoyens. La Genève de demain : un pôle de talent, d’intelligence et de culture ; Genève, votre métropole !

14:54 Publié dans Politique | Tags : constituante, politique, droit, loi, institutions | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | |

Commentaires

bravo pour l'article quand une artotheque en suisse dans 30 ans voir le site de la bibliotheque de caen je demande 2 m2 projet bénévole chaque artiste offre une toile coût 0chf. et les locations 20chf par année pour 3 locations iront pour un projet genevois ou humaintaire les artistes ne touche pas argent

Écrit par : vivian crettol | 02/09/2008

Comment faire pour que Genève préserve son statut de métropole sans en avoir (encore)tous les inconvénients (embouteillages, insécurité, saleté, manque de carctère, etc...).

Merci pour vos réflexions

Écrit par : BINDER Marie-Hélène | 09/09/2008

Vous avez raison de relever les défis de l'expansion urbaine.

Je partage votre préoccupation entièrement. Genève souffre déjà aujourd'hui des problèmes que vous soulevez, et il est évident que toute expansion urbaine devra être maîtrisée.

En cherchant à répondre à la question de savoir quels moyens la Constituante aurait à sa disposition afin de permettre un essor harmonieux à Genève, j'en suis venu à rédiger une note que je vous invite à regarder.

Écrit par : Amiel FELDMAN | 10/09/2008

Faire de Genève une Métropole est un projet ambitieux et séduisant. Toutefois il paraît indispensable que l'aménagement du territoire puisse suivre. Genève est connue pour sa lenteur et ses blocages administratifs à ce sujet. Quelles sont vos propositions?

PS : Où peut-on consulter la note répondant à Mme Binder ?

Écrit par : Lindemann Jessica | 12/09/2008

REPONSE A M.-H. BINDER
A l'évidence, une nouvelle constitution ne va pas à elle seule résoudre tous les inconvénients du statut de métropole. Quant aux embouteillages, un urbanisme de qualité au niveau de la région genevoise, ainsi qu'un soutien affirmé à une mobilité efficace, intelligente et éco-responsable, sont nécessaires. L'insécurité et les actes d'incivilité doivent être traités à leurs racines, notamment par l'éducation et l'instruction publique ; il faut que les jeunes se voient offrir des opportunités de s'essayer - et, pourquoi pas, de se réaliser - dans les arts, les sciences, les sports, voire la gestion de projets ; il faut qu'il puissent se projeter dans le futur, y compris leur avenir professionnel, par un encouragement aux stages pré-professionnels. Quant aux déchets abandonnés, en plus des réponses éducatives évoquées ci-dessus, la problématique de la surproduction d'emballages de consommation courante (cannettes, barquettes etc.) dans notre société doit être traitée en amont.

En outre, ouvrir la démocratie participative (forums de réflexion, laboratoires d'idées, élaboration de décisions importantes pour l'avenir de la population) non seulement aux citoyens, mais aussi aux jeunes avant qu'ils atteignent leur majorité, les préparera à la vie citoyenne et construira leur sentiment d'appartenance à la communauté.

Cela étant, le simple fait de débattre publiquement pendant la Constituante de tous ces problèmes - assurément importants pour les Genevois - sera déjà bénéfique : cela permettra de faire prendre mieux conscience de ceux-ci à toute la communauté et de déterminer des pistes de solution ensemble.

Écrit par : Jean-Philippe Koch | 12/09/2008

REPONSE A J. LINDEMANN
La note rédigée se trouve sur la page d'accueil de ce blog et s'intitule : "Les moyens de la Constituante".


Certes, en matière de construction, les blocages sont nombreux. Ils sont dus à différents facteurs, tels que notamment :
1) le droit de la construction à Genève, qui est régi par un grand nombre de normes d'une application particulièrement complexe,
2) les intérêts opposés en présence sur le sol genevois, qui rendent la réalisation de tout projet un long défi,
3) la pratique des autorités genevoises, lesquelles ne se fondent que sur l'expertise des services de l'administration responsables de l'urbanisme et de la construction, sans passer par de véritables procédures consultatives (la concertation étant largement conçue comme un processus d'explication, qui suit la planification, et non le contraire),
4) l'intervention des autorités politiques dans des questions techniques, qui devraient être du ressort d'un architecte cantonal et/ou d'un urbaniste cantonal, et
5) le fait que l'efficacité administrative n'est pas optimale.



Nous sommes donc en faveur (i) d'une refonte du droit de la construction, (ii) de l'institution d'un architecte et d'un urbaniste cantonaux, auxquels le Conseil d'Etat déléguerait la responsabilité des choix techniques, (iii) de l'instauration de procédures de concertation (je vous renvoie à notre article "Constitution : pour la concertation" sur ce blog) et (iv) d'une réforme des services publics. Celle-ci devrait être mise en oeuvre progressivement, avec pour bases l'efficience et la fonctionnalité (en tant que principes fondamentaux de l'activité de l'Etat), au moyen des outils bien connus que sont transparence, flexibilité, diligence, communication horizontale, développement des technologies, gestion managériale, primes à la performance sur base d'une évaluation continue. Ces principes peuvent et doivent être inscrits dans notre future constitution. Avec, comme résultat, une meilleure offre de prestations publiques.

Écrit par : Amiel FELDMAN | 20/09/2008

hmmm.... j'ai pense que Geneve a deja le statut de metropole...
)))

Écrit par : Rachel - Window | 19/11/2008

Les commentaires sont fermés.